LesProjet de recherche station météo départements de Technologie du génie physique et de Français du Cégep André-Laurendeau reçoivent près de 1,3 million de dollars en subventions pour une recherche qualitative sur la motivation et l’engagement des étudiantes et étudiants en situation authentique d’apprentissage en lien avec des wicked problems liés aux changements climatiques.

Le Cégep André-Laurendeau est très fier d’annoncer que la chercheuse Madame Julie Roberge, enseignante au département de Français, et le chercheur Monsieur David Beaulieu, enseignant au département de Technologie du génie physique, ont reçu près de 1,3 million de dollars en subventions pour mener un projet de recherche sur la motivation et l’engagement des étudiantes et étudiants en situation authentique d’apprentissage en lien avec des wicked problems liés aux changements climatiques. Comme les wicked problems sont des problèmes dont les enjeux sont incomplets, mal définis et en constante évolution, ils sont donc très difficiles à résoudre. Dans le cadre de ce projet, les deux chercheurs effectueront leurs recherches avec des étudiantes et étudiants de Technologie du génie physique lorsqu’elles et ils travailleront sur la conception, la construction et l’utilisation d’une station météorologique pour mesurer la vitesse de la fonte des glaciers pouvant avoir un impact sur les populations.

« Cette génération est très interpellée par les changements climatiques et en subira les conséquences toute sa vie. Les étudiantes et les étudiants de Technologie du génie physique veulent plutôt faire partie de la solution; c’est eux qui vont créer et installer la station météorologique qui va mesurer la vitesse de la fonte des glaciers », mentionne David Beaulieu.

C’est pourquoi le wicked problem des enjeux climatiques, présenté en situation authentique d’apprentissage dans la recherche est l’élément principal pour les chercheurs pour documenter la motivation et l’engagement des étudiantes et étudiants. « On peut penser qu’il s’agit là d’une façon d’accrocher les étudiantes et les étudiants à leurs études, d’autant plus que le ministère de l’Enseignement supérieur s’intéresse au décrochage, particulièrement chez les garçons de certains programmes techniques », ajoute Julie Roberge.

La recherche

Ce projet de recherche étalé sur trois ans vise à documenter à quel point ces expériences pourraient motiver et augmenter l’engagement des étudiantes et étudiants à poursuivre leurs études. Du point de vue de l’enseignement, ce projet donne une occasion à l’équipe enseignante de Technologie du génie physique de développer une séquence d’enseignement-apprentissage en lien avec la conception et la construction d’une station météorologique.

Ainsi, chaque session, les étudiantes et étudiants seront invités à tester leur station météorologique d’abord en laboratoire, puis lors de sorties pédagogiques, par exemple au sommet du mont Mégantic, puis, lors d’un voyage où ils iront installer la station météorologique sur un glacier, comme celui réalisé au Pérou en 2019.

Parce que l’équipe de recherche sera accompagnée d’étudiantes et d’étudiants du collégial, qui agiront à titre d’assistantes et d’assistants tout au long du déroulement, elle contribuera à les former à la recherche, ce qui leur permettra de développer des compétences différentes de celles qu’ils acquièrent dans leurs cours. « C’est une expérience non négligeable dans leur formation. Non seulement ils vont effectuer des tâchesliées à une recherche, mais en plus, ils vont constater l’apport de la recherche sur le développement des étudiants de TGP! », ajoute Julie Roberge.

Ce projet de recherche ne serait pas possible sans le support financier du Programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA) du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ainsi que du programme Action concertée des fonds de recherche du Québec — Société et culture (FRQSC).